La femme et l’art

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La femme et l’art

La femme et l’art. L’art et la femme. Pour ce mois de Mars, une femme a attiré notre attention. Il s’agit de Mariusca Moukengue. Jeune, jolie, intelligente et épanouie, Mariusca rencontre le slam sur son chemin en 2016 et depuis, elle ne cesse d’accomplir des prouesses dans cet univers artistique grâce à son talent. A cet effet, le sanctuaire de la culture l’a rencontré :

 Bonjour Mariusca, comment vas-tu ?

Je vais bien, merci.

Qui est Mariusca Moukengue ?

Mariusca Moukengue est la slameuse congolaise. Amoureuse des belles-lettres et juriste de formation, elle se lance dans l’art (théâtre, dramaturgie) en 2009. C’est en 2016 qu’elle rencontre le slam sur son chemin.

 

 

 

Que représente le slam pour toi ? Et comment le définis-tu ?

Le slam est, pour moi, une possibilité de la vie. Il est à mes yeux le moyen par excellence du poétiquement correct: s’exprimer, créer de l’harmonie entre mes rêves. C’est ma réalité à travers le langage poétique. Slamer c’est prêter son souffle de vie aux mots afin que celui-ci change nos maux en véritable source d’espérance. En outre, le slam a ceci de sacré : le partage.

Quel message fais-tu véhiculer au travers ton art ?

Ce que je véhicule comme message c’est l’amour, la conquête et la découverte de l’humain. Car l’Homme reste l’élément clé à travers lequel la divinité agit. Mon slam est à la fois une auto-thérapie qui pourrait devenir sociale, mais aussi le canal par lequel je loue les vertus comme la solidarité, la compassion, le sens des responsabilités, du devoir… Ma plume écrit parfois pour l’incompris, l’oublié, le rêvé et le rejeté.

Parle-nous brièvement de ton parcours d’artiste…

Dans mon parcours artistique, j’ai eu plusieurs collaborations telles que celle avec l’Union Européenne sur les ateliers slamunité au profit des filles victimes des violences conjugales du 1 décembre 2018 au 31 mars 2019. Un maxi single « Slamourail » qui compte 4 titres. Plusieurs prestations à l’intérieur tout comme à l’extérieur du pays entre 2016 et 2018 (IFC Congo, Suisse, …). Le théâtre m’a également porté haut en juin 2018 avec « Bac ou mariage » de Fifi Tamsir Niane Cochery, mise en scène par Bill Kouelany à l’institut français de Pointe-Noire. En 2017, je reçois le prix Contemporary Mentoring, bourse décernée par Contemporary and à Waza en RDC et deux autres prix par les ateliers Sahm en 2018.

 

En tant que femme, quelles sont les difficultés que tu as rencontré au début ?

Les difficultés sont nombreuses comme pour la plupart des femmes artistes. Il y a notamment : le manque de soutien financier, la discrimination sexiste et les difficultés liées aux préjugés. Nonobstant, ce qu’il y a de plus beau c’est de remarquer comment l’amour de son art est capable de briser des frontières. Les difficultés peuvent être transformées en véritable opportunité quand on se met au travail, quand on sait aller vers les autres, quand on sait écouter mais surtout rester humble et croire en l’impossible.

Sur quels projets t’engages-tu au-delà des activités autour du slam ?

Au-delà du slam, il y a le slam et le slam encore. A travers le slam j’offre des ateliers slam intitulés Slamunité. A travers le slam je fais des spectacles, concerts. Et, tout dernièrement, mon maxi single « Slamourail ». A travers le slam je fais des rencontres avec les jeunes écoliers « Slamunité in school ». A travers le slam je partage ma vie au public.

En plein 21e siècle, que réponds-tu aux hommes qui disent que les femmes ne peuvent rien sans eux ?

Autant que les hommes ne peuvent rien sans les femmes… C’est une question d’interdépendance. On a beau travailler individuellement, la nature nous emmènera toujours à cohabiter et collaborer. La femme c’est ta mère, ta sœur, ton épouse, ta voisine, ta cousine et j’en passe. Tout comme l’homme qui est ton frère, ton ami, ton conjoint, ton cousin, ton neveu… L’univers est bidimensionnel : une dimension féminine et une dimension masculine. L’homme et la femme sont complémentaires. Et cela de la création jusqu’à la fin des temps.

 

Mars mois de la femme, que peux-tu dire à ces femmes porteuses de talents mais qui manquent de l’élan et de la détermination ?

La détermination est ce seul pouvoir qui rend possible des rêves le plus insensés. Femmes, personne ne viendra vers vous si vous ne faites pas le premier pas. La liberté ne se donne pas, elle s’arrache au prix de l’effort. Etre femme est un pouvoir de plus. Pouvoir d’être ce qu’on rêve, pouvoir de changer la société, de réussir, de transformer et de transcender. Femmes, osez, croyez en vous et en vos rêves. Rien ne sera facile mais la meilleure manière d’échouer c’est de ne rien essayer. Formez-vous, formons-nous, allons à la conquête de ce que nous voulons car tout part de la volonté. Oui, l’audace est la seule chose qui touche vraiment le ciel. Osons être et devenir. Tout dépend de toi femme, alors fonce !

Propos recueillis par Juvénale Obili.

http://lesanctuairedepenelope.org/2019/05/mariusca-moukengue-slameuse-congolaise-au-dela-du-slam-il-y-a-le-slam-et-le-slam-encore.html

2019-08-15T23:59:09+00:00Presse|0 Comments

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